
On marche sur des parquets anciens. On croise des robes qui semblent sorties d’un portrait. Des livres ouverts sur des pages d’histoire. Il y a des parfums, des soins, des fleurs partout. Ce n’est pas un salon comme les autres : c’est une immersion dans un XVIIIe siècle réinventé, où le luxe n’est pas une question d’étiquette, mais de sens.
Dans le décor magnifique de Hotel de Bouillon, deux femmes ont imaginé un rendez-vous où l’art de vivre à la française dialogue avec la création d’aujourd’hui.
Colombine vient de la communication, Carine des maisons de ventes et des institutions culturelles. Leur conviction – l’art de vivre français n’a pas à être figé dans les livres d’histoire. Il peut encore s’incarner, se transmettre, se célébrer – aujourd’hui, à Versailles. Leur amitie et conviction a donné naissance à Royal Affairs. Et ce qui les porte, ce n’est pas seulement l’amour du beau. C’est aussi l’envie de rendre à cette ville une vitalité culturelle qu’elle mérite.
Quels sont vos parcours avant de créer Sofrench.paris ?
Colombine : Je viens du monde de la communication. J’ai toujours eu cette envie de transmettre mes découvertes, de partager le beau. J’ai créé un showroom a paris, puis je suis venue m’installer à Versailles.
Carine : J’ai travaillé dix ans chez Christie’s, puis au musée Picasso, et j’ai dirigé la communication d’Artcurial. Je connais le monde de l’art, des ventes, des événements.
Vous étiez amies avant d’être associées ?
Colombine & Carine : Oui, on se connaissait depuis longtemps. Quand on s’est retrouvées à Versailles, et on a réalisé qu’on partageait la même envie : créer quelque chose pour cette ville, à la hauteur de son histoire. Il y a aussi une confiance qui dépasse le projet.
Comment est née l’idée de Royal Affairs ?
Colombine : Versailles est une ville magnifique, chargée d’histoire, mais elle manquait d’un rendez-vous d’exception. Les gens viennent pour le Château, puis ils repartent. On voulait leur donner une façon de vivre Versailles autrement.
Carine : Le patrimoine est vivant. Ce n’est pas figé. On voulait montrer que l’art de vivre à la française peut encore s’incarner aujourd’hui.
Comment choisissez-vous les marques ?
Carine: Chaque édition a un thème. Cette année, c’est la fleur et la beauté. Autour de ce fil de conducteur, on sélectionne des marques qui ont un lien avec la theme. Il faut qu’il y ait une globalité thématique qui fonctionne.
Colombine : La curation est notre force. Chaque pièce doit raconter quelque chose, on aime bien des marques avec une histoire, une âme, une authenticité de geste. La mise en scène, la lumière, les fleurs, la disposition des espaces – rien n’est laissé au hasard. On raconte une histoire.
Pourquoi avoir choisi ce lieu, l’Hôtel de Bouillon ?
Colombine : Il est à deux pas du Château, c’est un lieu chargé d’histoires, qui a une âme et une voix. Pas beaucoup de gens le connaissent, et nous avons envie de partager.
Il y avait aussi une dimension culinaire, avec des recettes anciennes.
Colombine : Oui, c’est une partie qu’on adore. On a proposé des dégustations autour d’anciennes recettes de cuisine, des saveurs d’autrefois. La table fait partie de l’art de vivre à la française. On voulait que les visiteurs puissent goûter l’histoire.
Qu’est-ce qui vous anime dans la preparation de ce projet ?
Colombine & Carine : On travaille avec des passionnés – des créateurs qui aiment ce qu’ils font. Cette énergie est contagieuse.
Quel est le plus grand challenge pour cet événement ?
Colombine : Nous voulons qu’il devienne régulier. Le défi est donc de bâtir un modèle économique viable et de trouver des partenaires qui partagent cette même vision.
Et pour la suite ?
Colombine & Carine : Transporter l’art de vivre français ailleurs – à New York, en Asie, pourquoi pas ? Le concept séduit bien au-delà de nos frontières. Influenceuse avant l’heure, Marie-Antoinette en est la figure emblématique : elle incarne cette élégance intemporelle qui continue de fasciner le monde.






Royal Affairs, c’est une manière de dire que l’art de vivre français n’est pas figé – qu’il peut encore s’incarner, se transmettre, se célébrer – aujourd’hui, ici, grâce à celles qui ont osé le faire revivre.
Behind the Scenes of Royal Affairs
Stepping into Royal Affairs, you’re not quite sure where you are. Walking on old parquet floors,you came across dresses that could have stepped out of a portrait, books open to pages of history. Scents and skincare, flowers everywhere. This is not a salon like any other – it’s an immersion in a reimagined 18th century, where luxury is not about labels, but about meaning.
Behind this salon, there are two women, two careers that converged around a shared conviction: Versailles deserved an event worthy of its history.
Colombine comes from media & communication, Carine from auction houses and cultural institutions. The two friends share a belief: the French art of living doesn’t have to stay frozen in history books. It can still be embodied, passed on, and celebrated – today, in Versailles. What drives them is not just a love for beautiful things. It is also a desire to give this city the cultural vitality it deserves – and that too few events had offered it until now.
They explain their curation process. “Each edition has a theme. This year, it’s flowers and beauty.” Around this central thread, they bring together brands and artists – in fashion, jewelry, perfume, books, skincare – who share the same standards: a connection to history, an authenticity of craft, a coherence with the spirit of Versailles. “That’s our secret. Curation is the key. Each brand chosen because it tells something. Together, they form a coherent universe. And we work with people who are passionate about what they are doing. Visitors can feel their passion and transmission stepping into the salon. ”
And the venue? A nearly secret hôtel particulier, steps from the Versailles chateau. “Few people knew it”, they wanted to bring it back to life, to give it a purpose, a presence. Preparation for this edition took three months – scenography, lighting, space arrangement. We also talked about the future. Transporting this “French art de vivre” elsewhere – New York, Asia? They’re seriously considering it.


凡尔赛Royal Affairs幕后 — 创始人专访
踩着古老的地板,遇见仿佛从画像中走出的华服,珠宝如遗珍般陈列,书本翻开在历史的某一页。香水、护肤、鲜花触目皆是。这不是一个寻常的沙龙,而是沉浸式的、被重新诠释的十八世纪。
在 Royal Affairs 沙龙背后,是两位女性、两段经历、最终汇聚成同一个共识:凡尔赛值得一场配得上其历史的盛会。我们有幸和两位创始人Colombine和Carine对话。
创办 Sofrench.paris 之前,你们的背景是?
Colombine:我来自传播行业,喜欢分享美好的事物。我曾在巴黎开过展厅,后搬到凡尔赛定居。
Carine:我在佳士得工作过十年,之后在毕加索博物馆任职,还曾负责 Artcurial 的传播。我熟悉艺术、拍卖和活动领域。
你们在成为合伙人之前就已经是朋友了?
Colombine & Carine:是的,我们认识很久了。当我们都在凡尔赛定居后,发现彼此都有同一个愿望:为这座城市创造一个配得上其历史的盛事。而且我们之间有超越项目的信任。
Royal Affairs 的想法是如何诞生的?
Colombine:凡尔赛是一座美丽而充满历史的城市,但缺少一场特别的盛会。人们来参观宫殿,然后离开。我们想给他们一种以不同方式体验凡尔赛的可能。
Carine:文化遗产是活的,不是凝固的。我们想证明法式生活艺术今天依然可以被演绎。
你们如何选择品牌和参展商?
Carine:每一届都有一个主题。今年是“花与美”。围绕这一主线,我们挑选与主题相关的品牌,需要形成整体性的主题逻辑。
Colombine:策展是我们的强项。每件作品都要有故事,我们偏爱有历史、有灵魂、有真实手工艺的品牌。场景布置、光线、花艺、空间布局——一切都精心设计,像讲述一个故事。
为什么选择 Hôtel de Bouillon 这个场地?
Colombine:它离宫殿仅几步之遥,是一个充满故事、有灵魂、会说话的场所。知道它的人不多,我们很想去分享它。
沙龙里还有一些古老的食谱体验?
Colombine:是的,这是我们非常喜欢的一部分。古老食谱的品鉴,呈现昔日的风味。这也是法式生活艺术的一部分。我们希望访客能够“品尝”历史。
在筹备这个沙龙时是什么驱动着你们?
Colombine & Carine:我们与充满热情的人合作——那些热爱自己作品的创作者。这种能量是会传染的。
办沙龙最大的挑战是什么?
Colombine:我们希望它能成为固定活动,挑战在于建立一个可持续的商业模式,找到相同愿景的合作伙伴。
接下来有什么打算?
Colombine & Carine:把法式生活艺术带到别处——纽约、亚洲,为什么不呢?这个概念很有吸引力。玛丽·安托瓦内特作为超前时代的影响力人物,正是这种永恒优雅的化身,至今仍令世界着迷。
